Je Compte MTL 2015: les résultats

Pas de commentaire Par La rédaction | 13 décembre 2015
Illustration Crédit: Robert Gauthier

Le 24 mars 2015, 3 016 personnes ont été identifiées comme étant en situation d’itinérance à Montréal, sans compter les personnes en situation d’itinérance cachée (hébergées chez d’autres ou en hôtel ou motel sans avoir de domicile fixe, ou en maisons de chambres). Un grand nombre de personnes itinérantes un jour donné ne le sera pas nécessairement un autre jour : c’est le cas des personnes en situation d’itinérance situationnelle (ponctuelle) ou cyclique.

  • Des 3 016 personnes dénombrées, 429 avaient passé la nuit dans un lieu extérieur, 1 066 dans un refuge, 1 041 dans un logement transitoire et 480 dans un autre lieu : hôpitaux (76); centres de détention (51); centres de thérapie à Montréal (154); centres de thérapie hors Montréal (199).
  • Près du quart des 3 016 personnes, soit 784, étaient en situation d’itinérance chronique depuis 4 ans ou plus. Près de la moitié, soit 1 357, étaient en situation d’itinérance cyclique, ayant connu au moins deux épisodes d’itinérance au cours des trois dernières années.
  • Globalement, environ le quart (24 %) des personnes identifiées comme étant en situation d’itinérance dans ces types de lieux sont des femmes. Ce pourcentage varie selon le type de lieu, atteignant 54 % dans les logements transitoires, et seulement 7 % dans les lieux extérieurs.
  • Les immigrants comptent pour 16 % de l’échantillon, dont 39 % de femmes. Celles-ci semblent particulièrement à risque d’avoir avec elles des enfants de moins de 18 ans.
  • Les Autochtones constituent 10 % de l’échantillon, alors qu’ils représentent moins de 0,6 % de la population de Montréal. Les Inuits représentent 40 % de ce nombre, tandis qu’ils ne représentent que 10 % de la population autochtone à Montréal.
  • Les raisons invoquées pour expliquer le passage le plus récent à une situation d’itinérance font ressortir deux problématiques particulièrement importantes : les problèmes financiers et la dépendance aux drogues ou à l’alcool. La violence est plus souvent citée comme cause de perte de logement chez les femmes et chez les immigrants.
  • La répartition des âges est variée et l’on note que les personnes plus âgées, majoritairement des hommes, se retrouvent davantage dans la rue et dans les refuges.

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