L’« avantage collaboratif » – Volet 2 : l’exemple de Vancouver

Pas de commentaire Par La rédaction | 7 février 2018
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Ce texte est une deuxième de quatre publications portant sur l’ouvrage de l’auteur Carey Doberstein, intitulé Building a collaborative advantage – Network Governance and Homelessness Policy-Making in Canada, extrait de UBC Press. Cette série illustre les exemples de trois grandes villes canadiennes, Vancouver, Toronto et Calgary, ayant exploré de nouvelles approches en itinérance.

À Vancouver, le Metro Vancouver Investors Table a été créée en 2012 suite aux expériences de Calgary Homeless Foundation. Cette table de Vancouver inclut dans son groupe des bailleurs de fonds qui peuvent planifier les sommes investies en itinérance. Son mandat est d’être un leader pour apporter une vision commune sur les stratégies de financement

Trois réseaux efficients

Vancouver a séparé son réseau en trois: VAN-Main, qui regroupe l’ensemble des organismes du milieu, VAN-Ab, qui est le réseau autochtone et VAN-Emerg, qui regroupe les refuges d’urgence. Les réseaux de Vancouver, surtout VAN-Main, sont très institutionnalisés et inclusifs et ont donné lieu à plusieurs innovations en termes de politiques et de coordination des systèmes.

Selon l’auteur, VAN-Main a réorganisé et chapeauté de nouvelles politiques, en soutenant de nouvelles approches de financement et programmes. Mais l’implantation n’a pas été facile pour autant. Il a fallu voir avant la naissance de la stratégie provinciale Housing Matters BC, la centralisation de BC Housing et la Mayor’s Homelessness Emergency Action Team. Il est clair, dit l’auteure, que la volonté politique a joué un rôle dans la réalisation des progrès.

Influencer la prise de décisions

Est-ce que les investissements issus de ces réseaux sont vraiment différents de ceux issus de la bureaucratie habituelle? Oui, croit Carey Doberstein, qui note que dans cette ville de la Colombie-Britanique (p.78), si seuls des bureaucrates étaient en charge, près de la moitié des décisions seraient différentes. Évidemment, les élus jouet aussi un rôle dans les changements de politiques. Fait à noter, Vancouver a une fondation, Streethome, qui est le fruit d’un partenariat entre la Vancouver Foundation, la province et la Ville. Streethome a mis sur pied un plan de dix ans pour mettre fin à l’itinérance. Ils ont aussi créé une initiative pour prévenir l’itinérance en allouant des fonds aux personnes à risque de perdre leur logement. De plus, ils sollicitent des fonds du secteur privé dans le but de réaliser du logement social.

Vancouver a aussi choisi de mettre en place un dénombrement tenu tous les trois ans. Ces dénombrements ont permis de voir que les besoins n’étaient pas seulement centrés au Downtown Eastside, mais que des villes périphériques étaient aussi concernées ; des ressources supplémentaires ont donc pu être allouées dans ces secteurs.

 

 

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