Qui sont les personnes qui vivent dans les maisons de chambres?

Pas de commentaire Par La rédaction | 8 juin 2018
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La Direction régionale de la santé publique de Montréal et la Direction de l’habitation de la Ville de Montréal ont mené une enquête pour connaître le profil des personnes vivant dans les maisons de chambres, leur état de santé, et leurs conditions d’habitation. 274 personnes vivant dans les maisons de chambres privées de Ville-Marie, de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâces et Rosemont-La-Petite-Patrie et du Sud-Ouest y ont pris part. L’échantillon a été formé de façon aléatoire. Ce sont 52 des 125 maisons de chambres comprenant plus de trois chambres, mais en moyenne 15 chambres qui y ont pris part.

Les chambreurs sont généralement des hommes dans une proportion de 89 % âgés de 51 ans en moyenne et francophones dans une proportion de 72 %. Ils perçoivent généralement négativement leur santé mentale et plus du quart ont reçu un diagnostic de trouble de santé mentale. Près de la moitié vivent avec une détresse psychologique élevée. Leur santé physique est aussi mauvaise.

Les maisons de chambres peuvent être transitoires pour certains et à long terme pour d’autres. La plupart des gens y restent un an et demi. 68 % des résidents ont connu des épisodes d’itinérance. Les problèmes d’insalubrité y sont légion, de même que les moisissures et l’humidité excessive.

Il est primordial de maintenir une offre de logements répondant aux besoins des personnes. La Direction de la santé publique et la Direction de l’habitation proposent comme recommandations :

1) Maintenir une offre résidentielle qui répond aux besoins des populations vulnérables

2) Renforcer le suivi de l’évolution du parc des maisons de chambres

3) Mobiliser les acteurs concernés par l’hébergement des personnes seules et vulnérables

4) Soutenir la gestion intégrée des infestations de vermine et insectes nuisibles

L’étude rencontre quelques lacunes. Par exemple, elle n’identifie pas toutes les maisons de chambres privées qui pourraient donc être sous-représentées. De plus, les maisons de trois chambres et moins ne sont pas répertoriées. Un recensement sera mené prochainement dans chacun des arrondissements afin de repérer l’ensemble de ces habitations pour les plus démunis.

 

L’enquête se trouve ici :
http://www.dsp.santemontreal.qc.ca/publications/publications_resume.html?tx_wfqbe_pi1%5Buid%5D=2063

Un article sur la sortie du rapport :

https://www.ledevoir.com/societe/529098/portrait-des-maisons-de-chambre-a-montreal

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