Mémoire du MMFIM sur la politique de développement social de Montréal

Pas de commentaire Par La rédaction | 24 janvier 2017
Illustration James McGregor, directeur général, MMFIM et Gabriela, personne ayant un vécu en itinérance et membre du groupe-conseil, MMFIM, à la Commission sur le développement social et la diversité montréalaise

Le 11 janvier 2017, le Mouvement pour mettre fin à l’itinérance à Montréal (MMFIM) présentait son mémoire sur le premier projet de politique de développement social de la Ville de Montréal devant les membres de la Commission sur le développement social et la diversité montréalaise.

L’importance d’agir explicitement auprès des plus vulnérables

Nous trouvions essentiel de contribuer à ce premier projet de politique et de faire valoir l’importance de reconnaître la nécessité d’agir explicitement auprès des personnes en situation d’itinérance chronique et d’inclure, par conséquent, les actions visées dans le plan Objectif2020.

Bien que la vision de cette politique de développement social soit très intéressante à première vue, elle apparaît vaste et plutôt idéaliste du point de vue des personnes ayant un vécu en itinérance que nous avons consultées lors de l’exercice de rédaction de notre mémoire. Ceci nourrit un scepticisme quant aux ressources nécessaires qui devront être arrimées, et ce, surtout en ce qui concerne l’enjeu du développement de logements accessibles et de qualité.

Un leadership nécessaire

Lors de sa présentation, le MMFIM a souligné le leadership que les administrations municipales peuvent exercer pour contribuer de près à la lutte à la pauvreté et favoriser ainsi l’intégration économique de tous les habitants, et la mixité sociale, tout en réduisant les inégalités et les clivages sociaux. Il s’est positionné également en faveur de l’adoption de gestes concrets, cohérents et réalisables pour le bien-être des personnes les plus vulnérables, tels : se fixer des cibles à atteindre et se doter d’outils de mesure des résultats, en plus d’agir en prévention du phénomène de l’itinérance.

Certes, plusieurs pans de la population montréalaise présentent de grands besoins, mais il demeure que ce projet de politique doit contenir des orientations permettant à la Ville de cibler certains secteurs en particulier. Loger par exemple les personnes les plus désaffiliées socialement implique, par le fait même, la nécessité de mettre à leur disposition des outils spécifiques à leurs besoins que sont un logement permanent et un soutien communautaire suffisant.

Des choix stratégiques pour une meilleure accessibilité des services

Le défi sera d’effectuer des choix stratégiques selon les moyens et ressources disponibles. Il est vrai que les services offerts en itinérance sont multiples, toutefois il est aussi intéressant de demeurer sensible au point de vue des personnes ayant un vécu en itinérance quant à la coordination et l’accessibilité de ces services. Lors de la présentation du mémoire, Gabriela, personne ayant un vécu en itinérance et membre du groupe-conseil du MMFIM a affirmé:

«There’s a lot of organizations that offer a lot of different services, and it’s hard and it takes a lot of time to get access to services as a user. Also, there is overlap. It is really a patchwork. I know there is a lot of competition actually, but it is almost like a poverty industry. Everyone has their kind of services to help people, but it is not necessary well coordinated to help in the best interest of people who reach out for help.»

Enfin, le MMFIM conclut en appuyant la vision proposée par la Ville de Montréal qui place le développement social au cœur de l’évolution de la métropole, au même titre que le développement économique et urbain. Souhaitons que cette politique puisse se concrétiser en actions réalisables et qu’elle soit porteuse collectivement pour tous les Montréalais.


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